Street Art : Les detournements de panneaux publicitaires Hogre


Street Art : Les détournements de panneaux publicitaires  Hogre


Le Street art à de belles années devant lui : du simple pochoir au coin d'une rue au détournement de panneaux publicitaires en passant par les tableaux personnalisés d'après photos, il n'a de cesse de nous surprendre. Son origine et son histoire me fascinent. Voici donc un petit article sur Hogre, un artiste d'origine italienne, qui pratique le "subvertising" avec brio.

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Hogre : le street art face à la société de consommation


Hogre, comme de nombreux artistes de rue, a rapidement commencé le dessin et la créativité et l'expression brute furent rapidement ses priorités. D'abord artiste dans les grandes villes italiennes telles que Naples, Milan ou encore Rome, il se met rapidement à voyager.

En quête permanente de nouveauté et de créations, il découvre peu à peu l'Europe.

 

C'est à Londres qu'il se fera le plus remarquer de part son don pour le Subvertising ? Le quoi ? le subvertising ! L'art de détourner (subversion) la publicité (advertising). Pour lui : "C'est hypocrite de dire que l'on est une démocratie si les seuls affichages et communications publiques autorisés sont gérés et générés par les pouvoirs pour leur propre profit.”

 

Il utilise les mêmes codes que ceux de la publicité de masse : un slogan et une image large et visible de loin, un message subjectif, les logos célèbres, etc... Son objectif est simple : dénoncer ce matraquage et cette propagande de masse au service de la sur-consommation.

 

Ses sujets de prédilections sont nombreux : La malbouffe, le statut de la femme dans la publicité, la pédophilie, la religion, le cinéma main-stream, les assurances, les banques. Tout le monde y passe !

 

Malheureusement, la très grande majorité de ses œuvres ne vivent que quelques heures et son rapidement enlevées par la police une fois qu'elles ont été signalées.


le street art qui dénonce la dictature de l'information


Hogre fait partie de ceux qui ont du mal à accepter la démocratisation du Street Art. Pour lui, il ne faut pas perdre l'objectif principal de l'art urbain qui est de dénoncer, transformer, se réapproprier, remettre en question, interroger le modèle social actuel et ses codes. Il est vrai que nous n'avons plus ou très peu d'espaces de libre expression. Pour cette raison, Hogre est qualifié de vandale et risque de lourdes amendes et peines de prison s'il était pris en flagrant délit de "détournement d'encarts publicitaires".

Rares sont ceux qui continuent à lutter contre la propagande de masse et la dictature de l'information. Hogre en fait partie et c'est tout à son honneur.

Je vous invite à aller naviguer sur ce site un brin dissident (héhé !) si vous souhaitez vous procurer des livres sur le subvertising et les nombreuses oeuvres d'art qui vont avec.

 

Pour finir, un petit lien vers sa page Facebook et une petite vidéo d'une création d'Hogre et de Hopnn en mode collage vandale !

 

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