Dictionnaire : Vocabulaire du graffiti et lexique du street art


Dictionnaire : Vocabulaire graffiti et lexique du street art


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Le voici ! Le dictionnaire complet du graffiti et du street art. Le vocabulaire de ce milieu est souvent mal compris par les personnes non-initiés ! Vous trouverez donc ici l'abécédaire de tout les mots du champ lexical du graffiti. Le sommaire est cliquable pour vous faciliter la recherche d'une définition par lettre. N'hésitez pas à proposer de nouvelles définitions dans la section commentaire en bas !

 

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A bon entendeur.


L'abécédaire du Graff : SOMMAIRE



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Offrez un tableau personnalisé d'après vos propres images dans un style "Street Art" !

Dictionnaire graffiti : La lettre "A"

Académique : Le graffiti le plus classique. Le plus utilisé. Pour simplifier, il s'agit de grossir les lettres en accentuant certaines formes et contours. Cette technique est utilisé par tout les graffeurs au départ pour définir leur style et leur lettrage. Un passage obligatoire dans le commun pour faire du personnel. Voir Bando

 

Aérograttage : Il s'agit tout simplement de gratter la peinture (parfois avec des objets divers) une fois appliquée avec la bombe aérosol.

 

Aérosol : Le mot utilisé pour désigner la Bombe de peinture. Un cylindre métallique sous pression remplit de gaz, de solvant permettant la dispersion de la peinture sur le support choisi.

 

All city : Cette expression signifie que le graffeur a « posé » ses œuvres dans l'ensemble de la ville et/ou des quartiers.

 

Anamorphose : Apparu vers 1550, c'est une technique qui permet de voir le graff ou l'objet peint d'un seul point de vue. Il est associé à la 3D et permet d'avoir une sensation de « sortie de mur » quand on regarde la peinture. Voir article sur Odeith

 


Dictionnaire graffiti : La lettre "B"

Back to Back : Signifie qu'une parois , un mur, est recouvert(e) successivement par des peintures.

 

Background : Traduction anglaise du mot « fond » qui correspond à l'arrière plan du graffiti. Peu présent dans le vandale mais très présent dans les fresques et le street art contemporain.

 

Bando et Boxer : graffeurs pionniers du mouvement présent dès 1983 à Paris notamment. Style académique.

 

Baranne : Gros marqueur à embout large et souvent rond. Au départ il sert à cirer les pompes !! Il a rapidement été détourné par les « writers » pour sa grande capacité : Tracé épais et gros réservoir.

 

Battle : Compétition entre plusieurs graffeurs ou crew (groupes) sur un même thème. Par exemple faire un graffiti en 5 minutes avec trois bombes ou encore faire la plus belle fresque en un après-midi.

 

Big up : Argot signifiant « dédicace ». Faire un big up signifie rendre un hommage à un ami, un proche, quelqu'un.

 

Billboard hijacking : Hogre et Mobstr sont des spécialistes en la matière. Le détournement de panneaux publicitaires des villes.

 

Biter : Plagier ou s'inspirer le lettrage/ style d'un autre graffeur. Traduction du mot mordre ( to bit) en anglais.

 

Black Book : Le cahier regroupant l'ensemble des graffs et sketchs réalisés par un artiste avec des crayons, des feutres, des poscas ou encore un crayon de papier. On s'y essaye, teste, élabore et le plus souvent évolue. Il permet de voir comment on a fait évoluer son style au fil des années.

 

Blaze : C'est quoi ton « Blaze » ? Le nom, le pseudo, la signature d'un artiste. Il n'a pas toujours vocation a avoir du sens. Le tout est d'avoir un mot qui ressemble les lettres avec lesquelles on se sent le plus à l'aise dans le style. La recherche de complémentarité harmonieuse des lettres est souvent la clé d'un bon blaze. Le mien c'est Slave 2,0 et vous ?

 

Block Letters : Style de lettre utilisé pour avoir un graff très grand format visible de très loin (haut d'une tour par exemple ou dessous de ponts). Les lettres sont carré et souvent tracé avec des gros « caps » ou même des rouleaux industriels.

 

Block style : Style de lettre cubique et avec une géométrie simple. La recherche de lisibilité est maximum. L'opposé du Wild style dans un sens.

 

Body Graff ou Body Painting : graffiti réalisé à même la peau d'une personne. Le plus souvent des femmes super bien foutues !tant qu'à faire... Assez répandu dans les festival street art, rares sont ceux qui le maitrise vraiment. J'ai fais un article complet sur le sujet.

 

Bombe/ bombonnes/ cans : Explosif utilisé pour les attentats.. nan je rigole ! Ces termes désignent tout simplement le spray aérosol utilisé pour faire des graffs !

 

Bombing : Pratiquer le graffiti avec une bombe de peinture. Easy.

 

Book : Le livre du graffeur qui rassemble toutes ses pièces et ses œuvres.

 

Bubble letters : De l'anglais « bulle », ce mot désigne les lettres peintes et/ou dessinées avec une forme de bubulle ! Bah oui.

 

Bubble style ou throw up : Lettrage très rond dans la forme. Cela paraît simple mais c'est tout un art le throw up. Le but est d'avoir un graff homogène avec des lettres très courbées et tout de même lisible.

 

Buffer : Effacer ou nettoyer un graff.

 


Dictionnaire graffiti : La lettre "C"

 

Calligraphie : L'ensemble de l'art de l'écriture dans le soin apporté à la forme.

 

Can : voir « Bombe »

 

Caps : C'est la petite pièce plastique au sommet de la bombe aérosol qui permet la diffusion de la peinture. Cet embout parfois appelé « buse » est la pièce maîtresse d'un bombing correct. Le caps a des tailles et utilité varié en fonction du tracé voulu. Le skinny, le fat cap ou l'aiguille sont des noms de caps.

 

Cellograff : Technique de graffiti inventé par Astro et Kanos permettant de peindre sur du cellophane. On enroule des dizaines de couches de cellophane autour de deux troncs d'arbres pour former un « mur ». Cela permet de faire des évents graffiti tout en ne dégradant aucune surface. Le seul hic, à la fin... un coup de cutter et ça dégage.

 

Chablon : voir « Pochoir »

 

Character : voir « perso » / Désigne l'ensemble des personnages humains, humanoïdes ou objets peints dans ou à côté des graffitis.

 

Chrome : Désigne le type de bombe de peinture métallisé (argenté, doré, cuivré...). Pour avoir se rendu brillant, le mélange présent dans les bombes de peinture nécessite des solvants et additifs supplémentaires souvent très polluant. Mais bon … balec, on est pas non plus Monsanto....

 

Clés USB : En référence au projet Dead Drops de l’artiste allemand Aram Bartholl, qui consiste à sceller dans un mur une clé USB permettant au passant de se connecter et d'y déposer ou extraire des fichiers …

 

Clouds : Nuage en anglais. Désigne la ou les couleurs du fond du graffiti

 

Collage : Sérieux ? Vous savez pas ce que ça veut dire ? Boarf.... Ben en fait, voilà, c'est pour coller des trucs ensemble avec plusieurs matériaux. Woawwww !! C'est de l'assemblage quoi. C'est très utilisé par JR pour afficher ces immenses photographies sur des murs. Généralement les collages se décollent avec la pluie et donc restent peu de temps.

 

Commande : Là on est sur du jargon de type business ! Il s'agit tout simplement de prestation fourni par un artiste en échange d'une somme d'argent. Les collectivités type mairies font de commandes à des graffeurs professionnels pour décorer les murs de la ville les plus passants par exemple. En règle général, le tarif permet à peine de rembourser le prix du matériel utilisé...

 

Craie au sol : Comme son nom l'indique c'est l'art de travailler avec la craie. Bien des professionnels l'utilise aujourd'hui notamment pour le street marketing. Cela permet au graff de disparaître en quelques semaines.

 

Crew : Désigne le groupe, la bande, la communauté de graffeurs qui se réunit pour peindre ensemble. Le plus souvent les graffeurs d'un crew utilisent un nom. Par exemple, VTP pour Va te pendre ! Ou SKL Sky's The Limit.

 


Dictionnaire graffiti : La lettre "D"

 

Dédicaces : Faire un hommage à quelqu'un ou à un groupe.

 

Dégradé : voir « Fade »

 

Dépôt : voir « Yards »

 

Digital skywriting : Une forme de street art rare et peu connue qui désigne le fait de programmer des drones ou avions qui contiennent de la fumée et la divulguent dans le ciel pour former un mot ou un message. Le truc simple..

 

Drips : Utilisés les coulures pour donner du style à son graffiti. Le plus souvent les gens pensent que c'est simple mais sans expérimenter le drips est difficile car on a du mal à doser la coulure.

 


Dictionnaire graffiti : La lettre "E"

Eco-graffiti ou graffiti écologique : C'est une forme de graffiti assez en vogue mais très technique qui désigne le fait de peindre avec un mélange de yaourt, de mousse végétale, de levures de bières, le tout broyé et appliquer avec un diffuseur. Le but étant d'avoir un graffiti qu'on doit arroser régulièrement (exposition solaire compte beaucoup) pour obtenir un lettrage ou une forme faites de mousses vertes. J'ai fais un article tutoriel sur le sujet ;)

 

Effet : Il en existe de plusieurs sortes. L'effet désigne les ajouts au lettrage pour le rendre plus attractif ou encore plus voyant. Le lettrage simple c'est des blocs de lettre avec une contour. Les effets sont le plus souvent le contour avec une autre couleur, les ombres, les perspectives, les dégradés, etc...

 

End-to-end : Cela désigne un wagon peint du début à la fin de la rame. Le plus souvent on peint également l'ensemble du wagon, des vitres au sommet.

 


Dictionnaire graffiti : La lettre "F"

Fade : C'est la zone où on va passer deux ou trois couches de peintures fines pour créer un dégradé. Entre le jaune et le vert par exemple, on va superposé les couleurs dans une fine zone pour créé l'effet de transition de couleur. C'est plus beau que de faire une ligne de « démarcation » des couleurs. Une fois de plus, cela nécessite de expérimentation.

 

Fat cap : Embout le plus gros utilisé pour les bock letters ou le remplissage par exemple. Il permet de faire de très larges tracés.

 

Festival Kosmppolite : Le tout premier festival international de graffiti et de street art (a l'époque le terme n'existait même pas).

 

Figuration libre : Une école du graffiti qui pour moi n'est pas à proprement parlé du graffiti. Elle représente la branche abstraite quasi « art contemporain » du graffiti. Les figures de proue du milieu sont : Hervé Di Rosa, Robert Combas, Jean-Michel Basquiat, Keith Haring...

 

Fillin : Le terme qui signifie « remplir » le graffiti.

 

Fine Caps : Petite caps utilisé pour les contours ou les détails du graffiti ;

 

Fioriture : Désigne les tout petits détails parfois superficiels qui embellissent le graffiti.

 

Flop : Un graffiti tracé juste avec les contours et le plus souvent avec des formes simples et arrondies. Le flop est utilisé quand on manque de temps pour faire son graff. Il est caractéristique de la branche vandale du graff. Tout bon graffeur à déjà pratiquer le Flop.

 

Fond : La partie qui met en valeur le lettrage et donc créer une dynamique voire même une ambiance globale. Elle est souvent réalisé en dernier par les graffeurs lors de la réalisation de fresque.

 

Freestyle : Impro total du tracé de son graffiti. Aucune recherche n'est faite avant, la spontanéité définit le freestyle. Il est source de bien des déclics donc à ne pas sous-estimé.

 

Fresque : Grande et large composition de plusieurs graffitis qui recouvre l'ensemble d'un mur. Le plus souvent un thème ou une histoire est raconté. Les graffs, les personnages et les textes sont mêlées dans une ambiance souvent définie par une gamme de couleur. La guerre, la violence, les jeux, vidéos, les mangas, les films, la vie quotidienne sont des thèmes récurrents.

 

Futura 2000 et Lee : Des pionniers du mouvement français ayant voyagé aux States.

 


Dictionnaire graffiti : La lettre "G"

Graf, Graff : on peut l’écrire de plusieurs manières, graphe vient du grec « graphein » qui signifie écrire.

 

Graff 3D : Lettrage complexe qui est utilisé pour mettre en relief l’œuvre.

 

Graffer : Faire du graffiti , peindre à la bombe aérosol.

 

Graffeur : Désigne la personne qui réalise des graffitis. Elle était pas dure celle là.. En anglais on dit un « Writer »

 

Graffiti : Terme d'origine italienne. Un graffiti, des graffito (eh oui!) Le graffito en italien est un stylet pour écrire. Dérivé du latin « grafium », qui veut dire « éraflure » et « graffiare » qui signifie graver.

Le graffiti est une inscription non autorisée et la plupart du temps revendicatrice, représentant le plus souvent une signature (succession de lettres) dans le paysage urbain. Expérience artistique ‘esthétique’ ou moyen de s'émanciper de la « masse » du groupe, le graffiti est une forme très ancienne de communication entre les humains. Je vous invite à lire mon article sur son origine.

 

Gueta : En langage « verlan » c’est le mot tag ou signature. Seule personne à employer ce terme au 21ème siècle : Kool Shen. Ah AH AH !

 


Dictionnaire graffiti : La lettre "H"

 

Hall of fame : The place to be ! C'est le spot qui réunit les plus grands graffeurs regroupant régulièrement des œuvres d’artistes plus renommés. Stalingrad à Paris dans les années 80 était un bon spot qui a réuni les plus grands (Mode 2, Bando, Saho, Skki, Shoe, Nasty, Dark, etc...)

 

Highlight : La lumière intérieure du contour du lettrage.


Dictionnaire graffiti : La lettre "I"

 

Installation : Il s'agit d'une œuvre aux multiples facettes mélangeant des techniques variées L'ambiance générale du lieu est mise à contribution pour valoriser l’œuvre. Par exemple la cabine assassinée de Banksy.

 

Intervention : Cela désigne tout les autres lieux où le street art apparaît autre que les murs. Il peut s'agir de panneaux signalétiques, de spots de pubs, de bancs, de trottoirs, de bouches d'égouts, de borne à incendie , etc..

 


Dictionnaire graffiti : La lettre "J"

 

Jam : Événement qui réunit un grands nombres de graffeurs et de street artistes avec une programmation , une autorisation, un budget et une sécurité. Les jams fleurissent de plus en plus en Europe avec la démocratisation du Street Art.

 


Dictionnaire graffiti : La lettre "K"

 

Kalligraffiti ou calligraffiti : Désigne un trait, une écriture ou un tracé propre et beau.

 

King : Le graffeur qui pose les bases du projet d'une fresque ou d'un évent graff.


Dictionnaire graffiti : La lettre "L"

 

Lay-up : Il s'agit de la zone dans laquelle les trames de métros et les lignes de trains sont entreposés. Une mine d'or pour les writers dans les années 80/90.

 

Lettrage : La base du graffiti : cette enchaînement de lettres, de grandes tailles et épaisses avec un style définies. La calligraphie est parfois complexe et rend la lecture difficile. C'est d'ailleurs à travers la question de la lisibilité que les écoles oldschool et wildstyle se sont « fondées » dans les années 80. On peut parfois voir apparaître un personnage (ou character) dans le lettrage pour remplacer la lettre I par exemple.

 

Light : Désigne l'effet visible sur le graff qui met en lumière (brillant, reflet) la lettre ou le graff dans son ensemble. La recherche de dynamisme à travers la luminosité est primordiale pour un beau graffiti.

 

Light Graff : Type de graffiti réalisé avec une lumière laser dans un endroit particulièrement sombre (tunnel , grotte, cave, etc...) et qui ne peut être visible qu'avec une photographie prise avec un temps d'exposition particulièrement long (longue pose). Le light painting, ou light drawing réunit les graffeurs qui dessinent des trainées lumineuses


Dictionnaire graffiti : La lettre "M"

 

Marker : Feutre a embout large utilisé principalement pour le tag, il en existe une multitude.

 

Masterpiece : Pièce maîtresse en anglais. Il s'agit d'une immense fresque peinte sur un large mur. Elle désigne un chef d’œuvre, une pièce caractéristique du talent d'un graffeur ou d'un crew.

 

Mop : Catégorie de marqueur avec une pointe ronde. Très utilisé dans les « défonçages » de trains et métro.

 

Mosaïque : Issu du pixel art, la mosaïque est une catégorie du street art très peu utilisé car se rapprochant de l'art classique. A part le célèbre street artiste français Space Invader (Invader depuis 2015) rares sont ceux qui pratiquent la mosaïque.

 

Mural : Anglicisme qui désigne la fresque typique : une ambiance, un fond, une gamme de couleurs, des graffs, des personnages, et souvent un message ou une thématique abordée.

 


Dictionnaire graffiti : La lettre "O"

 

Old School : Catégorie/ Style de graff typique des débuts du mouvement. Du début des années 80 jusqu'à 89 (début de la scission du mouvement en deux parties distinctes et apparition des premiers graffs en galerie + Les pouvoirs publics commencent la chasse aux graffeurs ce qui imposent de changer de style et de méthode pour graffer : pochoirs, flop, bubble, etc...)

 

Outline :Tracé incontournable d'un lettrage de graffiti, L'outline désigne le contour d'une lettre ou de l'ensemble du graffiti . Elle met en valeur, en relief, donne du volume à la lettre et au graff.


Dictionnaire graffiti : La lettre "P"

 

Pacer, poser : Action de graffer, faire un tag.

 

Panel : Dans la catégorie du graff sur train ou métro, le Panel désigne la partie qui se situe entre le bas du wagon et la partie basse des fenêtres. Elle désigne aussi moins souvent la zone entre deux portes de métro.

 

Perso : Un personnage joint au dessin. Au départ, il y avait beaucoup de B-boy (bad boy, : jeune homme de la culture hip-hop) On a ensuite vu apparaître des personnifications de la bombe de peinture (lien à mettre) puis toute sorte de personnage issu de la culture populaire (BD ? Manga, comics, jeu vidéo, Télévision, etc..) Placé sur le côté ou à la place d'une lettre, faire un perso (ou character en anglais) est tout un art !

 

Phase : Désigne les fioritures, les petits ajouts qui dynamise l'oeuvre. Il peut s'agir de bulles, de flammes, de tracés simples internes aux lettres, etc...

 

Pièce : Mot désignant un graffiti qui a été réalisé avec au minimum trois couleurs différentes et une outline. Le flop et le bubble n'est pas considéré comme une pièce.

 

Pochoiristes : Artistes qui pratiquent exclusivement le pochoir appliqué avec des bombes de peintures. Les plus connus sont le pionnier Ernest Pignon Ernest, Blek le rat, Epsylon, Jérome Mesnager, Miss Tic, Jef Aérosol…

 

Pochoirs : Le pochoir désigne une méthode d'application d'un motif avec un matériau spécial (acétate, carton ,bristol, canson, bois, aluminium, etc...) Le pochoir fait apparaître le motif à peindre et est ensuite posé sur la surface à peindre puis, à l'aide d'une bombe aérosol on recouvre l'ensemble du pochoir pour remplir les zones « vides « du pochoir. Cela fait apparaître le motif tracé. Le pochoir permet une application rapide et une réalisation du dessin et de la découpe en atelier ce qui rend le dessin souvent plus réaliste qu'un graffiti. Le pochoir peut être monochrome ou multi layer (le layer désignant la « couche » de couleur d'un dessin avec plusieurs couleurs) Jef aérosol par exemple peint exclusivement avec du noir, du blanc et du rouge pour ses flèches. Réutilisable, le pochoir est un excellent moyen de faire un dessin visuellement très efficace et visible de tous avec un message.

 

Posca (marque): A la base une marque, le posca désigne beaucoup les marqueurs dans leur ensemble. Un marqueur ou feutre remplit de peinture acrylique qui est utilisé pour le tagging, les sketchs ou encore les tableaux style street art. Les poscas permettent un tracé fin et propre. Il existe plusieurs épaisseurs d'embout et surtout une large gamme de couleurs. Avant ré-remplissable, ils sont maintenant chers et impossible à recharger.

 

Poser : voir « Graffer »

 

Posse : voir « Crew »

 

Punition : Action de poser un graffiti en permanence malgré les nettoyages répétés par exemple. Punir un mur signifie le peindre tout le temps et le repasser à chaque fois.

 


Dictionnaire graffiti : La lettre "R"

 

Repasser : Désigne le fait simple de peindre par dessus un graff. Le plus souvent en accord avec le « code » des graffeurs. Un repassage s'effectue souvent plusieurs mois ou même années après la première pose. Il faut resepcter les spots des crews, les territoires, etc.. La visibilité doit pouvoir être maximum et le plus longtemps surtout pour les œuvres qui nécessitent des heures de peinture. En revanche, repasser un graff récent est une marque d'irrespect souvent utilisé pour montrer qu'on est meilleur en style, tracé, etc... ou juste pour faire chier, disons le. Une activité particulièrement utlilisé par les branleurs puceaux incapables de faire une pièce sans baver ou joindre une bite à leur « oeuvre ».

 

Reverse Graffiti ou clean tag : Classé dans la catégorie du graff écologique, le "reverse graffiti" est une technique qui consiste à laver, nettoyer, karsheriser une zone sale pour faire apparaître son graff. En utilisant ni encre ni peinture aérosol le graffeur se contente avec son doigt ou de l'eau sous pression, de tracé son tag dans la saleté. Certaines œuvres sur des camions sont impressionnantes. Naturellement, le clean tag ne désigne pas le vieux « sale » écrit en gros sur le pare brise arrière crasseux des voitures. A bon entendeur.


Dictionnaire graffiti : La lettre "S"

 

Second line : Il s'agit du dernier contour tracé autour du graff qui permet de donner une unité visuelle à la pièce.

 

Sérigraffiti : Graffiti ou série de tableaux qui gardent un même esprit, un même thème,une même technique. Très souvent visible dans les galeries depuis la démocratisation du street art. Shepard Fairey entres autres...

 

Session : Action qui désigne le fait de peindre avec son crew ou des amis. « Aller faire une session »

 

Sketch : Dessin de base du graffiti, esquisses le plus souvent sur papier bien que les technologies nous permettent aujourd'hui de faire nos sketchs sur oridnateur via des logiciels type illustrator de la série Adobe. Je trouve ça riche mais cela perd de son charme. Question de point de vue donc. ..

 

Sketch book : voir « Black Book »

 

Skinny Caps : Caps de finesse moyenne Embout réalisant les traits les plus fins.

 

Spot : Lieux où sont peints les pièces, les graffs, les tags (vandales ou légal) On désigne un bon spot comme un lieu avec une visibilité maximum ou encore un lieu avec de bons murs et tranquille (à l'abri des regards par exemple)

 

Spray : voir « Bombe »

 

Squeezer : Type de marqueur ou feutre dont on fait varier le débit d'encre par une simple pression.

 

Stickers : emprunter au milieu de la publicité et du marketing des grandes marques le stickers désigne une étiquettes avec une face avec un motif et une face autocollante. Le plus souvent posés sur les panneaux de signalisation , les bouches d'incendies, les lieux urbains visibles, etc... ils permettent une pose rapide. Moins visible que le graff, c'est une technique qui a eu son heure de gloire mais est aujourd’hui en désuétude car trop utilisé par les bars, les salles de concerts et autres associations .. Le célèbre « Hello, my name is » est un sticker légendaire où l'on écrivait son blaze en tag dans la partie blanche. Faits-maison ou imprimés par des industriels le sticker est un bon moyen de montrer son style sans trop de souci légal à se faire.

 

Street art : Catégorie regroupant tous les éléments artistiques créés dans la rue de manière officielle ou illégale. (break dance, rap, hip hop, théâtre, graffiti, flash mob, etc.). L'art urbain regroupe des arts variés (graffiti / pochoir / stickers / mosaïque / installations /calligraphie / affiche / détournement de panneaux publicitaires ou signalétique / green tag / reverse graffiti... ) qui a un seul point commun : la rue. De même, le plus souvent c'est un art de l'instant, un art éphémère avec une temporalité très réduite par rapport à l'art dit classique qu'on cherche à tout prix à conserver.

 

Street art animé : Successions de dessins/ pochoirs peintures animées de façon à créer un micro film sur les murs ou sur le sol.

 

Street art virtuel : Application de « tag » pour smartphone permettant de tager virtuellement des murs existants. Une belle merde en somme..

 

Style ignorant : Ce style cherche à se rapprocher de la naïveté du dessin d'enfant (mais il ne s'agit pas pour autant d'un graff de débutant !).

 


Dictionnaire graffiti : La lettre "T"

 

Tag : La signature, le blaze, la marque. Le tag désigne l'écriture de son nom avec un certain style calligraphié le tout rapidement « posé ». Au départ, soit-disant utilisé par les gangs New Yorkais pour marquer leur territoire avec un marqueur ou une bombe de peinture. Pour voir comment le tag a évoluer à Paris je vous invite à regarder le merveilleux documentaire « Writers : 20 ans de graffiti à Paris » disponible gratuitement via ce lien.

 

Tank marker : Marqueur au bout rectangulaire, généralement rempli d'encre liquide

 

Tape art : Le tape désigne la bande collante couramment appelé scotch (à la base une marque). Le tape art correspond à l'art de faire un dessin , un graff avec des successions de bandes de scotchs de plusieurs couleurs.

 

Throw-up : Graff peint très rapidement le plus souvent en flop style ou bubble letters.

 

Top to bottom : Graffiti qui occupe toute la hauteur d’une surface (d'un train, d'un métro ou d'un bus par exemple) . Cette expression a connue son heure de gloire dans les années 80, période durant laquelle la graffiti explose et les graffeurs vont peindre l'intégralité des rames de métros et de trains dans les zones de stockage des trains. Rapidement repéré par les pouvoirs publics comme un problème sociétale, les trains peints étaient bloqués de façon à ce que personne ne puisse les voir avant qu'ils ne soient nettoyés. Voir son graffiti en mouvement dans la cité ou dans la ville était selon certains graffeurs bien plus beau qu'une publicité pour une marque de slip !:p

 

Toy : action de toyer = repasser, repasser le graff d'un autre par vengeance ou parce qu'on ne trouve pas de meilleur spot. Le "code" des taggeurs, bien qu'implicite, pose des règles comme le fait de ne jamais "toyer" un lettrage complexe par un simple tag ou encore ne pas repasser un graffeur expérimenter et ayant une certaine notoriété. On utilise parfois le mot "toy" pour désigner les noobs, les newbies, les débutants. Cela reste rare.

 

Trois dimensions (3D) : Il s'agit d'un effet de style très utilisé par les graffeurs pour donner de la profondeur à leur œuvre. En réalité la 3D n'est utilisé que par des graffeurs comme Odeith car les autres parlent de 3D alors qu'il n'y a que deux dimensions. L'impression de sortir du mur. La vraie 3D donne l'impression que l'objet est en dehors du mur. L’utilisation d'ombres et d'effets de relief permettent cette mise en perspective.

 


Dictionnaire graffiti : La lettre "V"

 

Vandal : graff totalement illégale peint le plus souvent de manière répétée (tags) dans un endroit sans autorisation. Le plus souvent dans les métros, les RER et toutes surfaces urbaines à hauteur de bras. Le vandal est de moins en moins présent dans nos villes notamment à cause des peines considérables encourues en cas de flagrant délit.

 


Dictionnaire graffiti : La lettre "W"

 

White cube : Expression qui désigne un musée ou une galerie comme espace de pose.

 

Whole car : Synonyme de Top to the Bottom, c'est quand un graff recouvre entièrement un train, un camion, une voiture...

 

Whole-Trains : Voir « Whole car

 

Wild style / Freestyle : Désigne l'école des « writers » qui utilisent le style de lettrage très complexe. Le plus souvent le wild style ou « style sauvage » mêle les lettres en elles et disposent de nombreuses caractéristiques (flèches, entrelacs, lames, déformation, chevauchement, jeux de couleurs, etc..). La plupart du temps les personnes qui ne connaissent pas le graffiti sont incapables de lire un graff wildstyle pourtant considéré comme l'un des styles les plus travaillés et remarquables du milieu. Le wildstyle est souvent très recherché et un graffeur wildstyle a mis des années et des dizaines de balck books remplis pour trouvé sa « patte ». Je vous invite à découvrir par exemple « Smoe » sur Youtube.

 

Window-downer : Désigne, contrairement au panel, la zone haute du wagon où se situe les fenêtres . Ce type de graffiti nécessitait de se mettre dans des positions complexes pour peindre, parfois même en peignant à l'envers allongé sur le toit du wagon.

 

Writers : Ce terme américain désigne les graffeurs et ceux qui pratiquent l'art du graffiti. On peut le distinguer des tagueurs et graffeurs car il englobe les deux termes.

 


Dictionnaire graffiti : La lettre "Y"

 

Yards : Désigne la zone de dépôts des trains, des rames, des wagons après une journée de marche. Avoir les clés d'un Yards étaient relèvement précieux et rare dans les années 80. Cela permettait de faire des sessions nocturnes de plusieurs trains pour les voir partir au petit matin rouler sur tout le circuit.

 

Yarn bombing : Voir article complet . Aussi appelé urban kitting, cela correspond à l'art urbain avec des pièces tricotées ou des fils colorés habillant les bancs, les panneaux signalétiques, les arbres, lampadaires, parcmètres... Grace Brett en ai la représentante selon moi. Comme quoi le graffiti n'a pas d'âge !

 

Youpi : terme employé par un blogueur après avoir terminé la rédaction de 126 définitions ….

 

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